Le groupe Défense Conseil International (DCI) est issu du regroupement en 2000 de quatre sociétés privées, correspondant chacune à une composante des forces armées françaises et créées pour accompagner les grands contrats d’exportation d’armement. Devenues aujourd’hui les branches opérationnelles de DCI, elles associent les compétences historiques de leur armée respective afin de proposer des prestations globales de très haut niveau.
L’histoire de DCI commence en 1972 avec la création, sous l’égide de l’Etat, de la Compagnie Française d’Assistance Spécialisée (COFRAS). La France vient en effet de signer avec l’Arabie Saoudite un grand contrat d’exportation d’armement terrestre, portant notamment sur la fourniture, par GIAT, de plus de trois cents chars AMX-30. Or ni l’industriel, qui ne dispose pas des compétences en interne, ni l’armée française, dont ce n’est pas la mission, n’ont vocation à assurer en direct, à grande échelle, la formation du personnel d’une armée étrangère amie.
Pour cette raison et à la demande du ministère de la Défense, la COFRAS est créée et reçoit l’autorisation de recruter des militaires français pour assurer la formation des équipages saoudiens à la conduite, à l’emploi opérationnel et à la maintenance des véhicules. Au fil du temps et à la demande des Saoudiens, la mission de la COFRAS évoluera si bien qu’elle assurera directement la maintenance des AMX-30 ainsi que la formation sur d’autres matériels terrestres vendus par la France.
En 1980, l’afflux de devises provoqué par le choc pétrolier de 1974 et le besoin de l’Arabie Saoudite de sécuriser ses voies maritimes conduisent le royaume à diversifier le programme de modernisation de ses forces armées. En octobre 1980, le contrat « Sawari 1 » est signé avec la Direction des Constructions Navales (DCN, de la DGA), prévoyant notamment la vente par la France de quatre frégates de type « Al Madinah », de deux pétroliers ravitailleurs de type « Boraida », ainsi qu’une formation opérationnelle sur ces navires. Suivant le même raisonnement qui avait entrainé, huit ans plus tôt, la création de la COFRAS, la Société Navale Française de Formation et de Conseil (NAVFCO) est créée pour appuyer l’industriel et assurer la formation des équipages saoudiens.
En 1984, alors que Dassault exporte depuis deux ans le Mirage 2000 en Amérique Latine et dans le Moyen-Orient, la société AIRCO est créée à la demande du ministère de la Défense. Sa mission principale est alors de prendre en charge l’exécution des transformations sur Mirage 2000 des personnels étrangers au sein de l’Armée de l’Air et d’en négocier les conditions. Cette société prestataire de services de l’armée de l’air sera également amenée à diversifier son offre pour couvrir des domaines de plus en plus variés de l’action aérienne militaire.
La dernière pierre de ce qui va devenir DCI est posée en 1990 lorsque la société DESCO (alors « Armement Services ») est créée afin de rassembler les équipes des différents bureaux de contrôle de programmes mis en place depuis 1975 pour accompagner les contrats d’exportation d’armement. Elle est alors spécialisée dans le contrôle de programmes et de système de défense, assurant ainsi, pour les armées étrangères, le rôle que joue en France la Délégation Générale pour l’Armement.
Voyant la grande complémentarité de ces quatre sociétés à la genèse assez semblable, le ministère de la Défense émet le souhait qu’elles se regroupent et un premier rapprochement est fait sous la forme d’une holding en 1994. Formalisant alors le fort lien de parenté du groupe envers les armées françaises, la directive ministérielle du 19 décembre 1994 précise « la place de DCI qui constitue un auxiliaire de l’action du Ministre de la Défense, et qui a pour mission de rendre disponible le savoir-faire de défense que nous souhaitons transférer aux pays amis ». La fusion de ces quatre entités est faite en 2000 au sein du groupe Défense Conseil International (DCI).
L’approche opérationnelle et commerciale de DCI est en constante évolution pour préparer et accompagner les mutations du secteur de la défense et de la sécurité en France et à l’étranger.
La contraction conjoncturelle du rythme des grands contrats d’exportation a conduit DCI à diversifier son offre et à proposer aux Etats amis des formations de défense et de sécurité en dehors de la vente d’équipements. En outre, l’ouverture du marché des externalisations en France, encouragé par le Livre Blanc sur la Défense et la Sécurité nationale de 2008, a permis à DCI de proposer aux forces françaises le savoir-faire développé jusqu’à présent au profit des armées étrangères amies, comme par exemple dans le cadre d’Helidax.
A l’image du ministère de la Défense qui est à l’origine de sa création, DCI procède à l’interarmisation de certaines de ses activités en cultivant une approche transverse des besoins de ses clients. Le maintien de quatre branches opérationnelles travaillant de concert sur des projets communs permet ainsi au groupe DCI de conserver un très haut niveau de spécialisation dans chaque composante du milieu militaire tout en proposant des solutions globales et adaptées à ses clients.
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